Sud Lipez et Uyuni, règne de l’immensité

août 12, 2014 dans Bolivie, Carnet de route par Elise y Kévin

D’échos de voyageurs le Sud Lipez et le salar d’Uyuni sont parmi les paysages les plus grandioses des Andes. Nous nous attendions donc à du « grand »,  et c’est finalement une véritable apothéose de paysages que nous offrira cette dernière étape bolivienne !

Laguna verde

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Y arrivera, y arrivera pas ?
Lorsque nous quittons Potosi ce n’est pourtant pas gagné ! Des grèves bloquent les excursions depuis plus de deux semaines au départ d’Uyuni. Les agences de Tupiza, point de départ alternatif, sont donc prises d’assaut… Mais encore faut il arriver à Tupiza ! Quand ce n’est pas un bloqueo, c’est une course de vélo, dont personne n’est au courant, qui interrompt la circulation sur la seule route de la région ! Bilan : un embouteillage de plusieurs kilomètres, quatre heures d’attente et une belle émeute sur la ligne d’arrivée. Un vrai moment à la bolivienne ! Malgré cet épisode improbable, nous réussirons quand même à partir le lendemain, Coline et Yannick nous ayant miraculeusement dégoté une Jeep.

En mode Paris – Dakar !
C’est donc parti pour quatre jours de 4×4 à la découverte du Sud Lipez et du salar d’Uyuni. Les premiers kilomètres suffisent à se rendre compte que rouler en 4×4 n’est pas du luxe : pistes défoncées, rivières glacées, sable ou sel mettent la voiture à rudes épreuves. Sans un guide multi-fonction (conducteur/mécano/guide) vous pouvez rapidement rester croupir au milieu de nulle part !
Heureusement Fidel notre chauffeur est largement à la hauteur. Grâce à lui, tranquillement assis au fond de notre siège, nous avons le droit à un spectacle toujours plus grandiose chaque jour. Nous enchaînons ainsi les heures de voiture sans la moindre monotonie entre lagunes multicolores, fumeroles, dunes de sables, volcans, déserts de sel, ou encore formations géologiques irréelles. Difficile de décrire l’immensité et les subtiles nuances de couleurs ou de lumière d’autant que d’un versant à l’autre c’est un véritable volte-face.

Le soir, perchés à plus de 4000m d’altitude c’est là que le plus dur commence ! Le thermomètre dégringole très très bas. Nous ne connaîtrons jamais la température réelle mais les rumeurs parlent de -10° à -20° ! Qui dit mieux ?  Nous empilons donc les couches. Le duvet confort 15° couplé au duvet -10°, au drap de soie, aux trois couvertures et à la bouillotte nous permettent de dormir profondément :)

Après cet épisode magique, une nouvelle étape commence au Chili et en Argentine. Et comme le voyage réserve toujours des surprises suivez bien le prochain article, il y aura du nouveau ! :-)