Sucre et Potosi, quand on arrive en ville !

août 4, 2014 dans Bolivie, Carnet de route par Elise y Kévin

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Après avoir fait l’impasse sur les grosses villes telles que Santa Cruz ou Cochabamba et préféré les villages et leurs parcs nationaux, nous voilà prêts pour visiter Sucre et Potosi, deux petits bijoux de l’ère coloniale inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Petite pause Sucre(e) au soleil
Nous avons un penchant pour les villes désordonnées, bordéliques où ça bouillonne de vie.  Sucre est tout à l’opposé d’autant que nous arrivons pendant les vacances scolaires et que c’est la plus grosse ville étudiante du pays ! Ici tout est à sa place, la ville est belle et élégante mais il manque un petit quelque-chose pour que l’on succombe totalement.
Nous y passerons tout de même un séjour plus qu’agréable à flâner sous le soleil. Pas un midi sans un almuerzo au marché où nous goûterons notamment le chorizo chuquisaqueño, pas un après-midi sans notre jus de fraise, de chirimoya ou de maracuja, et pas une soirée sans un petit vin de la région voisine Tarija !
Sucre abrite aussi une vieille fabrique de chapeaux. Après être entrés par une porte dérobée un petit monsieur qui semble faire partie des meubles nous guidera à travers des machines d’un autre temps. Comme toute bonne visite nous finirons pas la boutique de l’usine. La gérante est au téléphone ce qui laisse le champ libre à un délire chapeauté !!!

Aux alentours de Sucre
Nous profitons de notre séjour à Sucre pour nous rendre au marché dominical de Tarabuco, un des plus captivants que nous ayons fait ! Arrivés aux aurores pour prendre le petit déjeuner avec les locaux, nous resterons plusieurs heures à contempler le spectacle de cette vie rurale traditionnelle et ses costumes hauts en couleurs. L’appareil photo restera au fond du sac pour ne rien perturber de ces scènes de vie. On regrette à ce moment là de ne pas savoir dessiner… et on se concentre en espérant que cela restera longtemps dans nos mémoires. Après quatre mois de voyage l’angoisse de l’oubli nous gagne souvent.
Vers 10h lorsque les cars de touristes arrivent et que certains d’entre eux (heureusement une minorité) nous mettent hors de nous par leur manque de respect, nous entamons une marche de deux heures vers le village voisin de Pisili. Nous croiserons les villageois qui se rendent ou reviennent du marché les mules chargées.  Sur le chemin du retour, on entrevoit des marques de sympathie d’ordinaire assez rares en Bolivie. Les gens répondent en souriant à nos « buenas tardes » et certains sont curieux de savoir d’où l’on arrive comme ça…

De retour à Sucre, nous rêvions de pouvoir recommencer l’aventure des treks en solo mais encore une fois en Bolivie on nous le déconseille fortement ! Heureusement cette fois-ci nous tombons sur un vrai guide et pas simplement un ouvreur de piste. Il nous parlera longuement des traditions boliviennes et de la politique d’Evo Morales, un moment sympa et instructif qui compensera avec le manque d’échange que nous avons pu avoir avec la communauté jalq’a dans laquelle nous avons dormi. L’aventure humaine est bien différente en Bolivie, nous regrettons vraiment le Pérou pour ça !

Potosi la rigueur de l’hiver austral  
Après la douceur de Sucre, nous reprenons de l’altitude avec Potosi (4000m). Et là ce n’est pas la même histoire, dès 17 heures nous subissons les rigueurs de l’hiver austral. La ville est différente de Sucre, plus colorée et plus vivante. Elle est aussi dominée par le multicolore Cerro Rico qui fit la richesse de la ville (et surtout de l’Espagne) par l’exploitation de l’argent. Nous ne découvrirons que la Casa de la Moneda le temps d’un après-midi culturel avant de reprendre la route. Nos tourdumondistes Yannick et Coline nous attendent à Tupiza pour la prochaine étape tant attendue : le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni !

A bientôt pour la suite des aventures !