L’Amazonie comme on en rêvait
juillet 19, 2014 dans Bolivie, Carnet de route par Elise y Kévin
S’enfoncer dans la jungle amazonienne nous en rêvions (enfin surtout Elise). Après trois mois à crapahuter dans les montagnes à la découverte de paysages tous plus vertigineux les uns que les autres, place à un nouvel univers !
Rurre, porte d’entrée de la réserve Serere
Le départ des expéditions dans la jungle amazonienne se fait généralement de Rurrenabaque (Rurre pour les intimes). Pour nous y rendre nous avons le choix entre 24h de bus sur la route prétendue la plus dangereuse de Bolivie ou 30 minutes d’avion. Le choix est rapidement fait :) Nous avons juste le temps d’admirer les sommets enneigés qui bordent La Paz, de si près qu’on croit pouvoir les toucher, que nous voilà débarqués sur le tarmac de Rurre ! La transition est brutale, on se croirait presque en Asie. Les motos ont remplacé les voitures, les palmiers les montagnes, les chapeaux de paille les bonnets… Après quelques jours à lézarder au soleil dans les hamacs de cette petite ville touristique mais pleine de charme, nous nous enfonçons dans la jungle au sein de la réserve Serere voisine du parc national Madidi. Nous avons longtemps hésité, mais avons finalement opté pour un séjour « confort ». La version « Koh-Lanta » ce sera pour une prochaine fois !
A la découverte de la forêt amazonienne
Trois heures de navigation à slalomer entre troncs d’arbres et bancs de sable sur le rio Beni nous conduisent à la réserve. La couleur ocre du rio, les tortues, les oiseaux, et la végétation nous donnent un avant goût de ce qui nous attend, nous trépignons d’impatience dans le bateau !
Nous sommes accueillis par Chichi le singe araignée et découvrons notre « lodge », magnifique, tout en bois avec comme seules cloisons des moustiquaires. Nous pouvons donc admirer la jungle de notre lit et surtout nous réveiller avec des sons incroyables.
Malgré ce lodge de rêve nous passerons la majeure partie de notre temps à arpenter la forêt luxuriante avec notre guide, même la nuit ! La végétation est tellement dense qu’il faut être un fin connaisseur et faire appel à tous ses sens pour découvrir les animaux. Heureusement notre guide a un œil de lynx et une ouïe finement entrainée. Nous jouerons donc à cache cache avec toutes sortes de singes (capucin, hurleur, araignée), tortues, tapirs, capybaras, chauve-souris, perroquets, papillons multicolores, et même caïmans… Chaque nouvelle découverte est une victoire car forcément c’est la nature qui décide de nous ouvrir ou non ses portes et il faut parfois faire preuve de beaucoup de patience.
Si merveilleuse qu’elle soit, la jungle reste un territoire hostile ! Dès la première marche l’adage « c’est pas la petite bête qui va manger la grosse » est mise à mal. Entre les fourmis rouges, les fourmis de feu, les tiques microscopiques, les araignées, les serpents, et la terreur des lieux, les moustiques, nous sommes servis :) Attention donc où on met les pieds et les fesses ! Pour se protéger, malgré la chaleur moite, les ballades se font quasi en tenue de camouflage, seules les mains et le visage restent à découvert. Même avec ces précautions les moustiques auront notre peau à travers les vêtements : une vingtaine de piqures chacun !
L’Amazonie, un goût de trop peu
Arrivés à Rurre en avion, nous ressentons le besoin de nous imprégner davantage de l’atmosphère du bassin amazonien qui représente quand même 30% du territoire bolivien. Nous décidons donc de rejoindre les montagnes par la route… enfin c’est ce que l’on croyait !
Nous découvrons vite qu’il n’y a ni bus ni route. Ce ne sont que des pistes et après quelques jours de pluie elles sont bien abîmées ! C’est donc dans la benne d’un 4×4 puis d’un camion, sur des planches de bois, que nous voyagerons pendant plus de 10 heures ! Nos petites fesses habituées au confort ont un peu souffert et nous avons mangé beaucoup de poussière mais les paysages traversés nous ont vite fait oublier tout ça. Le voyage alterne entre allures de savane, de far-west et d’expédition ornithologique ! Évidemment à chaque trajet les bennes sont remplies au maximum et nos voisins sont aussi bien des bébés de quelques mois accrochés au sein de leur mère que des papis et mamies… On se demande comment tout ce petit monde fait pour résister aux secousses…
Les villes rencontrées sur le chemin, San Ignacio de Moxos puis Trinidad, nous plongeront au cœur de le culture des indigènes Moxos. A défaut de tomber sous le charme de ces villes, nous nous émerveillerons des costumes et coiffes de plumes. Et par chance nous assisterons à un défilé d’écoliers en costumes traditionnels !
Cet épisode Amazonien aura été pour nous une petite bulle d’oxygène après trois mois de montagne. Il est maintenant temps de reprendre un peu d’altitude, et de retrouver la Bolivie des cartes postales !
Hasta pronto, Elise y Kévin !
ps : merci encore pour vos messages qui nous font toujours autant plaisir !

Que c’est BEAU!On s’y croirait…mais sans l’inconvénient que j’y avais:LES MOUSTIQUES.
C’est FORMIDABLE de partager ainsi. GRACIAS…Besos Monic
Toujours heureuse de voyager à travers vous. Bises
Bonjour les voyageurs !!!!
La description de votre séjour est encore une fois superbe. On s’y croirait presque, sans les moustiques et surtout sans les tiques … Beurk !!
En tout cas, vivement le prochaine épisode !!
Merci et pleins de bisous de notre petite famille.
Zabou, Gil, Coco et Axelle.
Merci, de nous faire partager votre voyage, cela permet de nous évader avec vous. Gros bisous
Coucou ! J’en redemande ! des animaux encore des animaux c’est trop superbe ! A quand un gros plan d’une araignée !!! Les paysages me font penser un tout petit peu à la Jamaique ! Quelle chance vous avez ! Quel bon choix vous avez fait ! Celui d’oser vous donner la chance de vivre votre rêve ! Ouvrez grand vos yeux ! Quel bonheur, quelle sagesse, quelle sérénité, nous pouvons lire sur vos visages même s’ils paraissent un peu amaigris…. On vous embrasse très très fort. La Che
Ola que tal !
dans une bonne dizaine d heures je serai sur votre continent !
Viva Mexico et hasta luego
En ecoutant les singes ,simon pensait que kéké fesait du bruit!!!lol .trop hâte de vous relire.bibi
Quel voyage! Et quel beau blog, bravo! Le texte, les photos, le son, c’est magique!
Tout y est. Mais…. ils sont complètement fous ces Gaulois!!Qu’en je pense à un certain petit garçon qui s’effrayait de tout…je n’en reviens pas. Muchissimos besos a los dos,
Bonne continuation
Il a l’air très serein sur les photos mais il ne faut pas se fier aux apparences !! :-) Elise
On ne se lasse décidément pas des découvertes magiques et toutes aussi surprenantes les unes que les autres que vous nous faites partager.
A défaut de pouvoir voyager comme vous, on le fait en quelques sortes de derrière nos écrans à travers vos récits. On adore, n’arrêtez pas…
Gros bisous à tous les 2, et à très vite pour un apéro skype non ?
Rrrro trop jalouse la Typh ;)
Sont trop mimis tous ces singes! Elise, tu m’épates avec les animaux, j’ai dû décortiquer la photo pour m’assurer que ce n’était pas un montage!
Bon ben si vous m’aviez emmenée, au moins les tiques auraient été pour moi! Hihi!
Gros bisous et à plus sur skype, n’hésitez pas à nous donner rendez-vous!
Même plus peur des chiens ! Une vraie thérapie ce voyage !