L’aventure colombienne

février 4, 2015 dans Carnet de route, Colombie par Elise y Kévin

Exit trek, neige et vents patagoniens, bienvenus farniente, plages de sable blanc et mer turquoise… Sur la côte caraïbe de la plage à la jungle nous découvrons le rythme colombien !

Bienvenidos !
Si le dépaysement culturel était moins marqué au Chili et en Argentine, en arrivant directement sur la côte caraïbe colombienne, sans passer par la case Bogotá, nous sommes vite transportés dans un autre monde. Nous retrouvons des similitudes avec le Pérou et la Bolivie : les crieurs de bus, les chauffeurs fous, les courses de moto, l’anarchie urbaine… Ici plus qu’ailleurs la couleur est partout, on ne parle pas on crie, on n’écoute pas la musique on fait un concours de bruit avec son voisin (ce qui sera nettement moins drôle après quelques semaines !!).
Ces premiers pas en Colombie se font en trio, accompagnés de Mathis le petit frère d’Elise. Un œil neuf qui nous fera remarquer ces petites choses qui font maintenant partie de notre quotidien après huit mois de voyage.

Taganga, acclimatation colombienne
Nous entamons notre périple colombien par quelques jours à Taganga. Ce « village de pêcheurs » désormais tourné vers le tourisme offre plus de tranquillité que la station balnéaire voisine Santa Marta. L’endroit est idéal pour s’acclimater doucement à la chaleur, aux moustiques et au rythme plutôt tranquiiiiiiile de la côte. Nous passons nos soirées à siroter des cocktails les pieds dans l’eau. Et, après une petite remise à niveau et une initiation à la plongée pour Mathis, nous partons explorer les fonds marins.

La Ciudad Perdida, un petit air d’Indiana Jones !
A quelques kilomètres de la côte caraïbe s’élève la Sierra Nevada. Sa jungle abrite un site archéologique au nom rêveur, « la cité perdue ». Une communauté indigènes, les Kogis, y vivent partagés entre modernité et traditions.
Nous voilà donc partis pour 4 jours de trek dans un décor digne d’un bon vieux Indiana Jones. Le premier jour sera… épique ! Après quelques heures de marche la chaleur moite est remplacée par une pluie incessante. Bientôt le chemin se transforme en véritable rivière de boue et on perd la trace de notre guide. La nuit est déjà tombée depuis un moment quand nous arrivons finalement, sains et saufs, au campement pour notre première nuit en hamac. Seules les chaussures de Mathis ne passeront pas cette première épreuve !
Les autres jours seront moins éprouvants et les kilomètres de marche s’entrecoupent de sessions plongeons dans la rivière. Sur la route nous croisons des Kogis et leur Mano, leur chef spirituel. Nous nous observons mutuellement, déroutés par le choc culturel. Nous savons qu’un pourcentage de la somme que nous avons versée à notre guide revient à la communauté. Cet argent est censé permettre aux Kogis de rester vivre sur les terres de leurs ancêtres. On se rend vite compte que cet échange ne ravit pas tout le monde et avons le sentiment de ne pas être à notre place… Alors, développement du tourisme pour aider à préserver la culture ou tourisme qui menace la culture, vaste débat !
La montée finale jusqu’au site pré-hispanique se fait sur un chemin de pierres vertigineuses. La légende veut que certaines pierres soient volontairement mal scellées pour entendre venir l’ennemi. Quelques centaines de marches plus loin nous atteignons le sommet pour profiter d’une magnifique vue plongeante sur les terrasses Inca. De quoi laisser rêveur…

« Rencontrer les indiens Kogis, ce n’est pas faire un voyage dans le temps, c’est rencontrer un présent différent, une autre manière d’habiter le monde, d’en faire l’expérience. »

Noël entre Tayrona et Minca
Un des joyaux de la côte Caraïbe est le parc Tayrona qui réunit végétation junglesque et plages de cartes postales. Nous y passerons une nuit de luxe, en hamac, perchés sur le mirador surplombant les plages de Cabo San Juan.
Nous choisissons ensuite de nous écarter un peu de l’affluence touristique du moment pour essayer de goûter à un Nöel plus traditionnel. Nous nous retrouvons à Minca sous les conseils d’un colombien rencontré pendant notre dernier trek. Il nous donne le contact de sa sœur. Nous espérons secrètement nous faire inviter dans sa famille pour le repas de Nöel ! Finalement nos plans tombent à l’eau, il n’y a pas de repas de Noël. La famille se retrouve, comme nous, chez le restaurateur argentin du village à manger un burger ! Les enfants font l’animation près de l’église et nous passerons notre soirée à observer tout ce petit monde.

Tout au long de cette première étape colombienne nous découvrons l’adage de la côte : « todo es posible, pero nada es seguro« , et nous en faisons l’expérience tous les jours !

A très vite
El doudou, Elise y Kévin