Chutes d’Iguazu, les uns contre les autres

janvier 2, 2015 dans Argentine, Carnet de route par Elise y Kévin

Nous nous échappons quelques jours de Buenos Aires pour nous rendre aux chutes d’Iguazu. Nous ne pouvions pas passer un mois en Argentine sans découvrir cette merveille naturelle classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, même si nous en repartons avec des sentiments partagés.

Un petit air d’Amazonie
De Buenos Aires à Iguazu c’est de nouveau 20h de bus qui nous attendent. Le trajet passe finalement assez vite car nous avons le droit à un bus VIP. Quand l’hôtesse nous sert un repas chaud et nous propose vin et whisky on se demande même si on ne s’est pas trompé de bus !
En approchant Iguazu, la chaleur tropicale, la terre aux tons ocre et la végétation luxuriante nous renvoient à notre aventure amazonienne. Au grand désespoir de Kévin, nous ressortons même l’anti-moustique ! L’auberge dans laquelle nous atterrissons a des petits airs de farniente et une piscine est là pour nous rafraîchir. Nous y rencontrons un couple de basques avec qui nous partagerons un bout de chemin !

Les chutes entre admiration et déception
Les chutes se trouvant à la frontière entre plusieurs pays, nous commençons par une bonne douche côté argentin avant d’en admirer l’immensité côté brésilien. Il n’y a pas à dire le site est magnifique. L’ampleur et la puissance des chutes impressionnent vraiment. Mais, dès nos premiers pas, nous avons plus le sentiment de nous trouver dans un parc d’attraction que dans un site naturel d’exception. Les passerelles qui mènent aux chutes sont étroites et la moitié d’entre elles sont fermées depuis la crue de juin dernier si bien qu’aux heures de pointe c’est la queue leu leu et certains touristes se livrent une infernale guerre à la photo ! Dès que nous le pouvons nous nous écartons le temps d’une petite marche vers une chute où la baignade est autorisée. Il faut marcher une heure, d’un coup il y a beaucoup moins de monde ! De retour sur les passerelles la foule s’est un peu dissipée. Nous arrivons davantage à faire abstraction de tout cela pour profiter du spectacle de la nature entourés de coatis, toucans, et papillons multicolores.

Nous ne regrettons absolument pas notre détour vers les chutes mais l’Argentine est la premier pays où le temps nous est vraiment compter, notre vol vers la Colombie ne pouvant pas être décalé. Nous passons d’un mode exploration à un mode saut de puce d’un site touristique à un autre. Un changement de rythme qui influe certainement sur notre perception des choses. Pas le temps de sortir des sentiers battus et le sentiment de ne pas s’imprégner complètement de l’ambiance des lieux.

Rassurez vous, même si ce rythme nous ressemble moins nous savourons toujours autant chacune de ces découvertes et le voyage nous réserve encore des moments magiques.

A très vite pour nos premiers pas en Patagonie !
Kévin & Elise