Sur la route des lacs, ultime étape chilienne
novembre 27, 2014 dans Carnet de route, Chili par Elise y Kévin
Quelques semaines seulement nous séparent de notre dernier séjour dans le désert et nous voilà maintenant entourés de chalets et de neiges éternelles. Sensation un peu folle de se retrouver aux extrêmes en si peu de temps !
Découverte sportive de la région des lacs
La région des lacs est un mélange de Bretagne pour son climat et de stations de sports d’hiver pour ses chalets et ses odeurs de feux de cheminée. Chanceux, nous n’aurons le droit à la pluie qu’au bout de cinq jours ! Aucune excuse pour ne pas atteindre l’objectif de la semaine : gravir le sommet enneigé d’un volcan en activité.
Nous nous échauffons avec le trek du sanctuaire de Cañi. Surprise ! les 3/4 du parcours sont encore sous la neige et personne ne nous a prévenu ! Le sentier est difficile à distinguer et on essaie tant bien que mal de se repérer avec le soleil (man versus wild…) et une pseudo carte. On atteint le sommet trempé. Faire un trek dans la neige avec un équipement d’été, ça c’est fait, mais de là haut nous avons une vue imprenable sur la forêt d’araucanias.
Le lendemain, à peine le temps d’être courbaturés que nous nous lançons dans l’ascension du volcan Villarica. Il faut profiter des bonnes conditions météorologiques car au dessus de 30 nœuds de vent et selon son orientation tout peut être annulé même quelques mètres avant le sommet ! Avec l’entraînement de la veille la montée se fait toute seule. Même si, il faut bien le dire, nous aurons les yeux rivés sur nos crampons pendant toute la montée. Nous n’avons pas envie de faire l’usage de notre piolet pour nous accrocher à la pente en cas de chute ! Après 4h30 d’ascension notre revanche sur le Huayna Potosi est prise, nous atteignons le sommet ! Juste le temps d’admirer le cratère et les guides nous font déjà redescendre car le vent est glacial et les fumées du volcan toxiques. La fatigue se fera sentir en descente. Elise, avec son style de planté de crampons rarement observé dans la région, est ravie de les déchausser pour sauter dans la luge. Sa témérité sera encore mise à l’épreuve car la piste de luge est plus proche de celle du bobsleigh, sensations fortes garanties !
Et si l’on jouait à j’irai dormir chez vous ?
De Pucon nous remontons vers Santiago en explorant la campagne chilienne de villages en villages, un épisode encore une fois riche en rencontres. Quand nous ne sommes pas invités à « tomar el once » (le goûter chilien) avec les locaux, c’est dans leurs jardins ou sur les terrains de foot municipaux que nous bivouaquons. A chaque fois, nous sommes touchés par l’accueil et la générosité des gens et n’osons pas nous imposer avec notre appareil photo.
Notre plus beau souvenir restera sans aucun doute la rencontre avec les écoliers internes du petit village de Coronel. Nous étions tranquillement à prendre l’apéritif sur le terrain de foot quand, en quelques secondes, une quarantaine d’enfants l’envahissent ! Venus se dégourdir les jambes avant d’aller au lit, ils nous invitent à jouer au foot et à la balle aux prisonniers. Une belle partie de rigolade avant l’instant émotion : au moment de nous quitter tous les enfants se mettent à la queue leu leu pour obtenir le bisou des deux français !
Nous n’oublierons pas non plus notre instituteur-vigneron-écrivain du petit village de Lolol. Il nous dédicace le livre de contes qu’il a écrit sur la région et nous invite chez lui pour découvrir son vin bio. Sa bodega artisanale fait rêver et son vin est un délice. Intrigué par le combi nous lui offrons une petite visite guidée avant de reprendre la route.
LA minute surf
Sur la côte chilienne, plus touristique, pas d’invitation à dormir mais un bivouac de luxe aux premières loges d’un spot de surf de renommée mondiale. Face à ce spectacle l’appel de la mer est trop fort et Kévin se jette à l’eau. C’est lors d’un ride d’une vague de 4m et en plein backflip qu’un débutant lui coupe la priorité et lui entaille le crâne avec son aileron… Ou alors est-ce sa propre planche qu’il s’est prise sur la tête après seulement deux vagues ? On ne saura sans doute jamais la vérité ;) Un tour aux urgences et quatre points de sutures plus tard notre surfeur est remis de ses émotions et se contentera de cours théoriques en observant les pro pendant de longues heures !
Grâce à Chiquitito nous aurons été toujours plus proches des locaux et aux premières loges des paysages. Nous entamons maintenant la dernière ligne droite vers Santiago pour le laisser entre les mains de ses nouveaux propriétaires !
Hasta luego
Elise la reine du crampon et Kévin le surfeur pro
ps : du retard dans les articles, on rattrape ça très vite, promis !

So lucky…
Toujours passionnant de vous lire. Après-demain direction le Mexique, auront l’impression d’être plus près de vous. Biz, Papa et Georgina.
J’étais avec vous hier soir en regardant à la tv rendez vous en terre inconnu c »était avec les quechuas au pérou. Bonne continuation. Bisous
De très belles photos et un joli article qui nous donne envie d’y aller. Gros bisous à vous deux.
C’est juste super ….de l’oxygène, du soleil et des paysages de fous !
profites bien !
Bises
AC
Encore une fois époustouflée et ravie de cet échantillon d’évasion !
Quelle chance, quelle chance !
Profitez encore et encore!!
Margaux