Inoubliable désert d’Atacama
octobre 8, 2014 dans Carnet de route, Chili par Elise y Kévin
Nous nous étions préparés aux récalcitrances d’une vieille mécanique, mais alors que Chiquitito roule à merveille, ce sont les lenteurs de l’administration chilienne qui vont prolonger notre séjour à San Pedro de Atacama et bouleverser notre programme. L’occasion d’explorer cette fantastique région en long, en large et en travers !
Deux gringos face à l’administration chilienne
Arrivés à San Pedro, nous n’avons toujours pas reçu notre sésame pour passer la frontière vers l’Argentine et surtout pour revendre le van. Et pour cause, les démarches n’ont même pas été lancées par le notaire ! L’enquête est difficile à mener car les deux protagonistes principaux, le notaire et le registro civil, se renvoient sans cesse la balle. Pour arranger le tout nous sommes en plein dans les fiestas patrias qui multiplient les jours fériés.
Pendant presque un mois tous les scénarios se jouent et se rejouent chaque semaine : retourner à Santiago, ne pas visiter l’Argentine, attendre et travailler à San Pedro… Finalement, sans papiers à notre nom, sans autorisation de sortie du territoire et las d’attendre nous décidons de remettre l’Argentine à plus tard et de rebrousser chemin vers le sud Chili.
Pendant toute cette période de flou et d’énervement nous positivons. Il ne faut pas oublier notre chance d’être en grandes vacances prolongées, l’expérience de la vie en combi reste unique et surtout nous étions « coincés » dans l’une des plus fascinantes régions du Chili…
Sur les terres des indigènes atacameños
Nous sommes littéralement tombés sous le charme de la culture des atacameños. Ou bien est-ce Santiago, notre guide, qui nous a envouté avec sa façon si particulière de nous conter son pays ? Pays qu’il n’a découvert qu’à l’âge de 30 ans après plus de 25 ans d’exil en France. Son père, écrivain engagé, avait dû fuir suite au coup d’état de Pinochet en 1973. De son histoire, qu’il livre au fil des journées avec à la fois transparence et pudeur, il nous transmet un témoignage émouvant de sa vie de réfugié politique. De ses racines, il a hérité d’une façon très romanesque de nous enseigner le passé.
Avec lui nous découvrirons la genèse des atacameños qui vivaient sous l’œil du volcan Licancabur et qui ont longtemps cru qu’ils étaient les seuls êtres au monde. Après nous avoir initié au traditionnel asado a la chileno, Santiago nous guidera de la quebrada de Guatin jusqu’au salar de Tara en passant par les geysers del Tatio. Deux jours suspendus à ses lèvres et émerveillés par la beauté des paysages. Nous retrouvons les tableaux de ce que l’on a tant aimé dans le Sud Lipez et on ne s’en lasse pas !
A pied, en vélo, en combi !
Les excusions avec Santiago sont passionnantes mais elles ont un coût et nous un budget à tenir ! Nous explorerons donc le reste de la région à pied, en vélo ou en combi selon l’état des routes. Encore une fois nous sommes subjugués par l’immensité, les nuances de couleurs et le silence profond des lieux. Nos « bivouacs » en combi nous laissent la chance d’en prolonger le plaisir. Nos apéritifs, nos couchers de soleil et nos petits déjeuner n’auront jamais été si spectaculaires.
Après avoir supporté la chaleur puis le froid des hautes altitudes rien de plus excitant que de se baigner en plein cœur du désert ! Atacama offre lagunes et sources thermales glacées ou bouillantes, au choix. Dans la lagune salée de Piedra on y flotte même comme dans la mer morte !
La tête dans les étoiles, les mains dans la terre !
La région d’Atacama est aussi réputée pour la pureté de son ciel. Les plus grands centres astronomiques mondiaux y ont vu le jour. Malheureusement nous passons à coté de la visite du VLT (Very Large Telescope) et ALMA (Atacama Large Millimeter Array) n’est pas ouvert au public… Pour rêver un peu sous la voûte céleste nous nous offrons une soirée d’observation accompagnés d’un astronome. De nos télescopes nous admirons la lune comme jamais et, incroyable souvenir, nous découvrons les anneaux de Saturne !!!
Plus terre à terre, Elise trainera Kévin dans un cours de céramique animé par Francisco un céramiste réputé du village. Nos œuvres seront dignes d’un cadeau de fête des mères de grande section, mais trouveront quand même leur place dans le combi !
Après presque un mois dans cette région magique nous prenons donc la décision de rebrousser chemin vers le sud du Chili, Valparaiso et la région des lacs. C’est avec un léger pincement au cœur que nous dirons au revoir aux personnes qui vivaient les rebondissements de notre casse-tête administratif au jour le jour : nos copains de combi colombiens, le gérant de la bibliothèque (le bon plan pour ne pas payer internet), le petit monsieur des douches publics, et surtout la dame du registro civil. La routine commençait presque à s’installer ;)
ps : si vous voyez circuler une photo de Chiquitito sur les photos de vacances de vos amis Facebook, ne soyez pas surpris. On ne compte plus le nombre de fois où il se fait tirer le portrait. Une vraie star !

Super MAGNIFIQUE étonnant…Que de moments merveilleux vous vivez les ARTISTES!
Bisous et Amitié. Je pars le 15 pour le Pérou…jusqu’à début décembre (le 8!)
un seul mot superbe Bises
» Nos œuvres seront dignes d’un cadeau de fête des mères de grande section »
J’ai la larme à l’oeil :-)
Explorateurs, astronomes et potiers, quel recyclage professionnel!Bravo!